Nous allons tenter aujourd’hui de répondre (le plus simplement possible) à cette question : pourquoi la température (de l’air) diminue-t-elle avec l’altitude (alors que, paradoxalement, nous nous rapprochons du Soleil) ?

Nous pouvons commencer par évacuer le Soleil de notre explication. En effet, le Soleil se situe à environ 150 000 000 de kilomètres de la Terre. Ce n’est donc pas en se rapprochant de 1, 2, 3… voire 10 kilomètres de lui que nous allons davantage ressentir sa chaleur. 🌞

Ensuite, regardons brièvement la structure de l’air qui enveloppe la Terre (et que l’on nomme « atmosphère »). L’atmosphère possède une épaisseur moyenne d’environ 600 kilomètres, et se divise en 5 couches distinctes : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la thermosphère et l’exosphère. Au quotidien, nous évoluons dans la troposphère.

Une histoire de variation de pression atmosphérique

Lorsque nous montons en altitude, nous avons moins d’air au-dessus de nos têtes et donc la pression atmosphérique baisse. Ainsi, lorsque l’air s’élève, il est moins « compressé » que lorsqu’il est proche du sol. L’air va alors se dilater (souvenez-vous du paquet de chips fermé que l’on retrouve tout gonflé une fois arrivé en altitude !), et la chaleur (énergie) qu’il contenait va être utilisée pour parvenir à cette expansion.

Dans la troposphère dans laquelle nous évoluons, l’air chaud en s’élevant va subir de moins en moins de pression atmosphérique et va se détendre au fur et à mesure, et donc se refroidir.

La température de l’air diminue donc avec l’altitude : en moyenne de 6,5 degrés Celsius (°C) tous les 1 000 mètres (soit environ 0,6 °C tous les 100 mètres) 🥶🥶🥶