À chaque bulletin météo, la pression atmosphérique est évoquée. Mais que se cache-t-il derrière cette notion ? Et en quoi est-ce une notion importante à connaître pour un randonneur ? Explications maintenant !

Pression atmosphérique : définition

La Terre est enveloppée d’une importante quantité d’air (que l’on nomme « atmosphère ») dont l’épaisseur moyenne est d’environ 600 kilomètres. Le poids de cette importante quantité d’air exerce une pression à la surface de la Terre : c’est la pression atmosphérique, dont l’unité de mesure utilisée en météorologie est l’hectopascal (hPa).

L’instrument de mesure de la pression atmosphérique est le baromètre, instrument qui équipe les altimètres dits « barométriques » (qui convertissent la pression atmosphérique mesurée en altitude).

Variation de la pression atmosphérique avec l’altitude

Comme nous l’avions évoqué dans l’article relatif à la diminution de la température avec l’altitude, la pression atmosphérique diminue au fur et à mesure que nous montons en altitude : nous avons en effet de moins en moins d’air au-dessus de nos têtes.

En moyenne, la pression atmosphérique diminue de 1 hectopascal (hPa) tous les 9 mètres (règle de calcul acceptable jusqu’à 3000 mètres d’altitude) :

  • la pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer est de 1013,25 hPa ;
  • la pression atmosphérique moyenne à 1500 mètres d’altitude est de 850 hPa ;
  • la pression atmosphérique moyenne à 3000 mètres d’altitude est de 680 hPa.

Notons par ailleurs que la diminution de la pression atmosphérique entraîne une diminution de la température à laquelle l’eau entre en ébullition (seuil à partir duquel l’eau passe de l’état liquide à l’état gazeux).

Ainsi, la température d’ébullition de l’eau est de 100°C au niveau de la mer, mais elle n’est que de 83°C à 4800 mètres d’altitude.

Cette diminution de la température d’ébullition de l’eau aura deux conséquences directes pour les randonneurs que nous sommes :
  1. en montagne, la cuisson des pâtes de notre déjeuner / dîner méritera d’être adaptée ;
  2. à partir de 2000 mètres d’altitude, la durée de désinfection (par ébullition) de l’eau souillée que nous pourrions être amenés à devoir consommer (faute de mieux !) sera augmentée.

Variation de la pression atmosphérique à la surface de la Terre

A la surface de la Terre, la pression atmosphérique est sujette à des fluctuations en raison des mouvements de masses d’air.

Ainsi, lorsque, dans une zone géographique, la pression atmosphérique devient supérieure à la pression atmosphérique moyenne, on parle de zone de haute pression (anticyclone). A l’inverse, lorsque, dans une zone géographique, la pression atmosphérique devient inférieure à la pression atmosphérique moyenne, on parle de zone de basse pression (dépression).

Sur une carte météorologique, il est possible d’observer la valeur de la pression atmosphérique de chaque lieu géographique.

A noter que des lignes relient les points d’égale pression : c’est-ce qu’on appelle les isobares. Plus ces lignes sont rapprochées entre elles, plus le vent dans la zone est fort (de la même manière que plus les courbes de niveau sont rapprochées sur une carte topographique, plus la pente est forte).

En France, on trace les isobares de 5 en 5 hPa, en surlignant l’isobare de référence 1015 hPa (isobare le plus proche de la valeur moyenne au niveau de la mer fixée à 1013,25 hPa).

Les perturbations (atmosphériques)

Aux latitudes moyennes (entre le 40ème et le 50ème parallèle nord, où se situe notamment la France métropolitaine), deux grandes masses d’air coexistent, l’une sèche et froide d’origine polaire (en provenance du pôle nord), l’autre humide et chaude d’origine tropicale (en provenance du tropique du Cancer).

La limite entre ces deux masses d’air est le siège de phénomènes météorologiques particuliers : les perturbations, des épisodes de temps perturbé qui se caractérisent par de nombreux nuages, de la pluie et du vent.

Pression atmosphérique et prévisions météorologiques

Une pression atmosphérique élevée (anticyclone) est généralement synonyme de temps calme (sans pluie, mais pas nécessairement ensoleillé). A l’inverse, le temps est à la pluie lorsque la pression atmosphérique est basse (dépression).

Enfin, une chute importante de la pression atmosphérique signifie en général que le vent et le mauvais temps menacent… et qu’il est préférable de rester à couvert (ou de s’y mettre !).

D’ailleurs, certaines montres de randonnée, qui disposent d’une fonctionnalité de type « alerte orage », se servent de la variation de la pression atmosphérique (mesurée grâce au capteur de pression intégré) pour donner cette alerte.

Image satellite commentée

Des conditions estivales

Image du satellite METEOSAT11 : une perturbation occupe une vaste portion de l’océan Atlantique allant du sud du Groenland jusqu’aux Açores. En revanche, une zone de hautes pressions protège actuellement la France. Le soleil y est omniprésent et les températures atteignent partout des valeurs estivales. Pour illustrer l’homogénéité de ces conditions, à 15 h, la température de 26°C a ainsi été relevée aux quatre coins du pays : à Auch dans le Gers, à Landivisiau dans le Finistère, à Clans dans les Alpes-maritimes et à Strasbourg dans le Bas-Rhin.

Voilà, vous connaissez maintenant les principales caractéristiques de la pression atmosphérique ! Heureux ? 🙂🌩️🥾