Vous l’avez certainement remarqué au cours de vos randonnées en montagne, la végétation que nous y observons change en fonction de l’altitude à laquelle nous évoluons. On parle ainsi d’étagement de la végétation. La diminution de la température avec l’altitude (environ 0,6 °C tous les 100 mètres) est la raison principale de ce changement de végétation : la température conditionne en effet directement la physiologie et la biologie des végétaux. 🌳🌲🌱

Cinq étages distincts

En France, on distingue cinq étages principaux en montagne, dont la répartition varie sensiblement en fonction de l’orientation du versant (nord ou sud) que nous observons.

L’étage collinéen

A l’étage collinéen (jusqu’à 1000 mètres d’altitude), c’est la forêt de feuillus qui prédomine : chêne, hêtre, érable, frêne…

L’étage montagnard

A l’étage montagnard (de 1000 mètres à 1600 mètres d’altitude), les résineux (épicéa, sapin, pin, mélèze…) font leur apparition et viennent se mêler aux feuillus : on parle de « forêt mixte ».

L’étage subalpin

A l’étage subalpin (de 1600 mètres à 2300 mètres d’altitude), les feuillus disparaissent et seuls les résineux subsistent.

L’étage alpin

A l’étage alpin (de 2300 mètres à 3000 mètres d’altitude), les résineux disparaissent à leur tour, et plus aucun arbre n’est présent. La végétation se résume à la présence de pelouses alpines composées de différentes espèces végétales.

L’etage nival

Enfin, à l’étage nival (au-delà de 3000 mètres d’altitude), la végétation est rare et essentiellement constituée de mousses et de lichens.

La notion de « zone de combat »

La limite entre l’étage subalpin et l’étage alpin est appelée zone de combat. Elle correspond à la zone où les contraintes climatiques empêchent la croissance des arbres et des arbustes.